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L'Actualité

Communiqués - 18/07/2022

Communiqué

Mise à jour le 05/08/2022


INFORMATION AUX BAGNOLETAIS.ES - 05/08/2022

Au début du mois de juillet, la Préfecture a réquisitionné le gymnase municipal Jean-Reneault à Bagnolet pour mettre urgemment à l’abri les populations en situation de grande précarité qui s’étaient installées sur le campement organisé par l’association UTOPIA 56 rue de l’Épine.

Hier, la Préfecture de la Seine-Saint-Denis a informé la Ville de Bagnolet que le travail de mise à l’abri de long terme touchait à sa fin, et avec elle, la fin de la réquisition du gymnase. Une solution d’hébergement digne a en effet été proposée à toutes les familles concernées. Quelques-unes d’entre elles ont refusé la proposition qui leur a été faite par l’État. C’est leur droit le plus strict.

Pour rappel, depuis 2014, Bagnolet s’est pleinement engagée pour l’accueil des populations en situation de migration placées dans une grande précarité. Régulièrement, la Ville rappelle son attachement à ce que les réfugiés accueillis en France le soient avec la dignité et l’humanité qu’imposent ces situations.
C’est ainsi qu’en 2019, la ville s’est mobilisée, en lien avec l’OPH, pour trouver une solution d’hébergement pour la centaine de migrants du collectif des Baras. Trois ans après, ces hommes vivent toujours sur le territoire de Bagnolet, dans des conditions décentes. 

Aujourd’hui, la Ville de Bagnolet, dont chacun connaît la situation et mesure combien les efforts déjà entrepris ne peuvent être à nouveau amplifiés, ne peut à nouveau mobiliser des moyens similaires, alors que l’Etat a pris ses responsabilités en proposant une solution à chacune des familles présentes.

COMMUNIQUÉ - 18/07/2022

"Depuis une semaine, rue de l'Épine à Bagnolet, l'association UTOPIA 56 a fait le choix d’installer un campement regroupant initialement 250 personnes et en comptabilisant aujourd’hui plus de 500, dont une majorité de femmes et d'enfants en situation de grande vulnérabilité.

J'ai d'abord choisi de garder le silence et d’agir concrètement face à cette situation, considérant en effet que face à la précarité et à la vulnérabilité, les artifices de communication n'étaient pas les bienvenus et relevaient d'une forme d’indécence.
D'autres n'ont pas fait ce choix.

Dès l'installation du campement, la position de la Ville de Bagnolet a été claire : le 11 juillet dernier, dans un courrier adressé au Préfet de la Seine-Saint-Denis, j'indiquais que je ne demanderais pas le concours des forces de l’ordre. Face à la vulnérabilité humaine, la force publique ne peut rien. La seule réponse possible est la solidarité nationale.

À elle seule, la Ville de Bagnolet n'avait pas la capacité de mettre à l'abri ces populations au sein d'un équipement public municipal.
Au regard de l'urgence et des conditions climatiques actuelles, j'ai cependant fait en sorte que la Ville prenne à sa charge la livraison de plusieurs centaines de litres d'eau directement sur site. Le Conseil Départemental a pu quant à lui ouvrir des sanitaires en lien avec la maison du parc.
Aujourd'hui, le Préfet de la Seine-Saint-Denis m'a informé qu'il allait procéder à la réquisition d'un équipement municipal Bagnoletais. Je m'en félicite.
Les villes des Lilas et de Clichy sous Bois sont également mobilisées et je les remercie.

Seul l'État dispose des ressources nécessaires pour assurer la mise à l'abri de ces populations, ce qui relève par ailleurs de sa compétence. La retenue qu'impose ces situations humainement si préoccupantes me conduira à limiter mon expression à cette unique déclaration."

Tony Di Martino, Maire de Bagnolet

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